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L’appellation "Ile Crémieu" désigne un petit plateau triangulaire équilatéral, limité au nord-est et au nord-ouest par le Rhône, au sud par un ensemble de petites dépressions marécageuses, soumis au climat rhodanien, avec parfois des caractères continentaux et quelques influences méditerranéennes.
L’isle Crémieu est située à cheval sur les cantons de Crémieu, Pont de Chéruy, Morestel et la Tour du Pin. La monoculture céréalière est pratiquée sur toutes les plaines alluviales favorables, la polyculture / élevage subsiste sur le plateau de l’Isle Crémieu. La proximité de Lyon et le développement de la Ville Nouvelle de l’Isle d’Abeau entraînent un accroissement global de la pression humaine. La géologie et le climat ont formé une mosaïque de milieux naturels très favorables à la flore (environ 1400 espèces) et à la faune (environ 330 espèces de vertébrés terrestres). Ainsi, dans le cadre de la mise en place de la Directive européenne « habitat, faune, flore », pas moins de 22 habitats et 31 espèces d'intérêts communautaires ont été signalés. Parmi les espèces animales emblématiques nous pouvons signaler que l'Isle Crémieu abrite la dernière population rhonalpine sauvage de tortue Cistude, mais également l'Ecrevisse à pieds blancs, le Castor, 25 espèces de chauves souris, le Lynx, le Hibou Grand Duc, le Faucon pelerin, le Héron pourpré, le Blongios nain, le Chat sauvage, le Sonneur à ventre jaune, la Rainette arboricole, le Triton crêté, la Loche d'étang, le Lucane cerf volant, etc. La flore offre également une diversité étonnant avec plus de 40 espèces d'orchidées présentes dont la très rare Orchis coriophora fragrans, mais également l'Aster amelle, la Grande douve, l'Ache rampante ou la Pulsatille rouge ... A la période du Miocène s’est formée la molasse présente au sud de l’Isle Crémieu. Le plissement alpin l’a fait surgir en collines mais a très peu affecté la zone calcaire de l’Isle Crémieu qui est restée tabulaire, contrairement au Jura voisin. Au pied des collines, sur les terres basses, le Rhône a charrié ses alluvions. Les glaciers, venus des Alpes, ont décapé la roche calcaire de l’Isle Crémieu et ont abandonné sables et graviers. Bon nombre de ces cuvettes sont devenues des plans d’eau lors du retrait de ces glaciers (il y a environ 15 000 ans), pour se transformer en lacs et en tourbières. Puis, plusieurs de ces milieux sont devenus étangs grâce à l’intervention de l’homme qui en a relevé le niveau par des digues. Il s’est ainsi donné la possibilité d’élever du poisson et d’avoir une force motrice pour ses moulins. Les dépôts alluvionnaires ont fait l’objet dans un passé récent (et continuent à faire l’objet) de nombreuses exploitations par les carriers. De nombreuse gravières ont ainsi mis la nappe phréatique à nu, créant des plans d’eau de dimension variable (de quelques dizaines d’ares à plus de 50 hectares). Depuis le milieu du XX ème siècle la pêche de loisir et la chasse sont devenues les principales activités exercées sur ces milieux.
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