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L’isle Crémieu se divise en trois parties. La première, le «plateau calcaire» représente les 3/5 de l’Isle. La seconde, au sud, est constituée de collines molassiques (St Chef). Enfin la troisième, au sud-est, est constituée de dépôts alluviaux du Rhône, lequel s’invitait régulièrement avant que l’homme ne le «canalise». Il y a 170 millions d’années, Une mer chaude, peu profonde, qui s’étendait à perte de vue se tapissait de débris de coquillages, coraux...
À partir de -60 millions d’années, les Alpes naissantes commencent leur formation, soulevant, compressant le fond de cette mer. Ces boues calcaires compactées donneront plus tard les pierres de Montalieu, Porcieu, Parmilieu... et les pierres lithographiques du côté de Creys et Morestel. Vers -35 millions d’années, le massif se fissure détachant l’Isle Crémieu du Jura créant l’espace du futur lit du Rhône. L’effondrement d’une partie du territoire à l’Ouest et au Sud a pour conséquence de rappeler la mer - dite mer du Miocène - et de replonger en partie l’Isle Crémieu sous l’eau. Ses dépôts sablonneux seront «cimentés» par le calcaire et donneront de la molasse. Les Alpes continuent leur ascension, et finissent par chasser la mer. Il y a un ou deux millions d’années le climat se refroidit, une mer de glace longue de près de 500 kms finira par recouvrir notre région jusqu’à Lyon. Seuls quelques monts du Bugey émergent. Le glacier déposera quantités d’alluvions arrachées aux montagnes sur son passage. Ces pierres voyageuses géologiquement différentes ont tôt fait de se faire remarquer, les plus grosse que l’on appelle «blocs erratiques» sont à la source de nombreuses légendes. Il y a 15 000 ans le climat se réchauffe et le glacier fond doucement. Laissant ça et là quelques langues glacières qui s’attardent, qui sculptent par leurs eaux un paysage déjà bien bousculé. Enfin quelques lentilles de glace viennent se lover dans des dépressions ou de fins alluvions se sont accumulés, Leur fonte donnera la possibilité à Dame nature de créer des lacs (Hières sur Amby), des tourbières … et aux hommes plus tard des étangs. |