L'origine Hières sur Amby viendrait du latin "aera" (espace dégagé) et c'est bien cette impression que donne ce village quand on arrive du plateau par une des uniques voies d'accès naturelles (creusés par l'écoulement des derniers glaciers) : le val d'Amby. Ce village est un trait d'union entre les derniers contreforts du massif du Jura (l'Isle Crémieu) et la plaine alluvionnaire de l'Ain. Le Dozier offre une vue imprenable de ce village, au dessus, la madone veille sur le site archéologique de Larina qui nous rappel que les hommes étaient présent dans la région depuis longtemps. Plus tard ces hommes ont délaissés les hauteurs pour des espaces moins arides, plus spacieux et commercialement stratégiques. Le Rhône, acteur majeur et ses chemins ont conduit les Allobroges, les Romains, les Burgondes sur ce territoire. C'est à partir de l'époque Mérovingienne que la ruralité s'implantera. Le nom de Hières apparaît pour la première fois en 1291 (acte de vente). Quelques années se passent avant l'incendiaire Révolution qui ruina le château du bourg et l'église (principale) de Saint Etienne. Jusqu'il y a peu l'agriculture et le commerce sur le Rhône étaient les ressources principales de Hières sur Amby. Les ports du Noyer ou de la Bruine, le moulin de la Bruine (ou moulin Violet), le moulin d'Avaux* et la voie qui descent du plateau sont autant d'infrastructures qui ont conforté l'existence de ce village. Enfin ce village changea définitivement de nom en 1919 pour éviter toute confusion avec la commune Varoise de Hyères.
*mentionnés au XIIIe s. Ces moulins fonctionnèrent jusqu'en 1926, ils furent rachetés par "la Société de la Soie de Paris".