|
Le savant lyonnais Ernest Chantre (1843-1924), attaché au museum de Lyon et qui s’est occupé, entre autres, d’études géologiques, préhistoriques et archéologiques, a écrit à propos de la présence romaine sur la commune d’Annoisin :
«En 1865, je visitais le plateau d’Annoisin-Chatelans […]. J’y rencontrai, en effet, à proximité du village d’Annoisin, un monolithe de marbre blanc, de quatre mètres cubes environ, portant encore des moulures et quelques lettres augustales gravées profondément, reste sans doute d’une frise ou d’un fronton de portique ayant appartenu à un temple. Dans la plupart des murs du village, on voyait des fragments de colonnes et de chapiteaux.. Ces vestiges de construction sûrement romaine démontrent que, sur ce point, s’élevait durant les premiers siècles de notre ère une cité de quelque importance. Les travaux de culture mettent journellement au jour des débris de tuiles, de poteries, des restes de substruction, enfin des monnaies de Tibère, de Faustine et autres personnages, qui ne laissent aucun doute sur l’ancienneté de cette cité.»
Le hameau de Chatelans, rattaché à la commune d’Annoisin en 1842, est construit au pied d’une motte féodale dénommée Chatelard. Il ne reste aujourd’hui que quelques murs et fossés. Les ruines d’une maison forte nommée la Tour et construite au début du XIIIe siècle sont visibles au hameau de Michalieu. Les premiers textes connus de ce village nous parlent de son église en 1172. Annoisin-Chatelans, est marqué par ses carrières d’où on extrait les lauzes rougies par des oxydes de fer qui couvre encore quelques toit typique de la région.
|